The legal qualification under the Shariah law of Takaful contributions

Scholars unanimously recognize that Tabarru is a noble concept of the Muslim jurisprudence. This practice in the Takaful industry, however, raises a crucial issue as the contributions paid by the participants are not a pure gift, but rather a conditional gift: each participant gives an amount in expectation of receiving a financial benefit in the future.

In addition, the amount of the donation is adjusted according to the nature of the risk to be covered. This is problematic from the Shariah point of view because the amount given as Tabarru is supposed to be voluntary and not obligatory.

The terms Tabarru and Hibah are in principle interchangeable and share a common sense of ‘donation’.

When a person performs an act of Tabarru or Hibah, he does so in a disinterested manner, without seeking anything in return or for his own spiritual fulfillment.

This has the legal consequence that once the donor has made the gift, the property is immediately transferred to the donee in perpetuity.

In a Takaful fund, the participant settles a contribution for which the operator and the participant mutually agree that it will be intended to cover the secured risk.

In the case of realization of the risk, the Takaful fund will pay a compensation to cover the loss, and in case of the nonrealization of the risk, the participant will have the right, depending on the technical result, to receive a share of the surplus.

The contribution paid into a Takaful fund cannot be considered as Tabarru or Hibah, since the participant expects a guarantee in return.

Given that in a Takaful contract, the participant essentially pays a contribution for the purpose of the material benefits, it procures and not in consideration of spiritual benefits, Prof Dr Md Ma’sum Billah believes that the contribution paid by the participant should instead be considered as a Musahamah contribution rather than as a Tabarru donation.

With a Tabarru gift, the property is transferred with a spiritual benefit to the donor while with a Musahamah contribution; the contributor retains the material and legal benefits of its contribution. The Musahamah is, in an insurance contract, a monetary counterparty paid by the participant under the contractual obligation, which obliges him to pay a contribution in exchange for the coverage of the insured risk.

The Musahamah does not necessarily imply the idea of donation; it does not necessarily have to be in favor of others, and can be realized for the benefit of the contributor himself. In a Musahamah, the contributor does not lose his right to
receive his contribution.

Through this legal classification of the contribution as a Musahamah, there is no longer any legal incompatibility with the Shariah that prevents the contributor from benefiting from it. Because of this legal qualification, participants no longer have any restrictions in claiming any form of mutual benefit from the fund to which they have contributed.

This article was first published in Islamic Finance news Volume 14 Issue 39 dated the 20th September 2017.

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La qualification juridique des contributions Takaful

Les jurisconsultes reconnaissent à l’unanimité que le Tabarru est un concept noble de la jurisprudence musulmane. Sa pratique dans l’industrie Takaful soulève cependant une question cruciale car les contributions versées par les participants ne sont pas un don au sens pur, mais plutôt un don conditionnel : chaque participant donne un montant dans l’attente de recevoir en retour un avantage financier futur. En outre, le montant de la donation est ajusté en fonction de la nature du risque à couvrir : plus l’exposition au risque est élevée, plus la contribution est importante. Cela est problématique du point de vue de la Charia car le montant donné en tant que Tabarru est censé être volontaire et non obligatoire.

Les termes de Tabarru, et de Hibah sont en principe interchangeables et partagent un sens commun de « donation ». Lorsqu’une personne réalise un acte de Tabarru ou de Hibah, elle le fait de manière totalement désintéressée, sans rechercher quoi que ce soit en retour en faveur de quelqu’un ou pour son propre accomplissement spirituel. Cela a pour conséquence légale qu’une fois que le donateur a effectué son don, la propriété est immédiatement transférée à perpétuité au donataire.

Alors que dans un fonds Takaful, le participant règle une contribution pour laquelle l’opérateur et le participant conviennent mutuellement qu’elle sera destinée à couvrir le risque garanti. En cas de réalisation du risque, le fonds Takaful versera une indemnité destinée à couvrir le préjudice, et en cas de non réalisation du risque le participant aura le droit, en fonction du résultat technique, à la redistribution d’une part de l’excédent. La contribution versée dans un fonds Takaful ne peut pas être considérée comme Tabarru ou Hibah, puisque le participant attend une garantie en retour.

Étant donné que dans un contrat Takaful, le participant verse essentiellement une contribution dans le but des avantages matériels qu’elle procure et non pas en considération d’avantages spirituels, le Prof. Dr. Md. MA’SUM BILLAH estime que la contribution versée par le participant doit plutôt être considérée comme contribution Musahamah plutôt que comme donation Tabarru.

Avec le don Tabarru, la propriété est transférée en considération d’un avantage spirituel pour le donateur alors qu’avec la contribution Musahamah, le contributeur conserve les avantages matériels et légaux de sa contribution.

La Musahamah est dans un contrat d’assurance une contrepartie monétaire, versée par le participant en vertu de l’obligation contractuelle qui le contraint à verser une contribution en l’échange de la couverture du risque assuré.

La Musahamah n’implique pas nécessairement l’idée de donation, elle ne doit pas forcément être en faveur d’autrui, et peut être réalisée au profit du contributeur lui-même. Dans une Musahamah, le contributeur ne perd pas son droit de bénéficier de sa contribution.

Au travers de cette qualification juridique de la contribution en Musahamah, il n’y a plus d’incompatibilité juridique avec la Charia qui ne s’oppose pas à ce que le contributeur puisse en tirer avantage. Grâce à cette qualification juridique, les participants n’ont plus aucune restriction dans la revendication de toute forme d’avantage mutuel sur le fonds auquel ils auront contribué.

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Sukuk souverain : l’Italie ferme la porte à la finance islamique

À l’heure où ses voisins européens comme le Royaume-Uni et le Luxembourg embrassent chaleureusement le développement de la finance islamique, l’Italie lui ferme la porte.

La troisième plus grande économie de la zone euro, en dépit d’être ébranlée par des problèmes économiques et financiers inquiétants, semble fermer ses portes aux instruments islamiques : d’après Islamic Finance News, le gouvernement a rejeté un projet de proposition de loi pour une émission souveraine de sukuk lequel n’a jamais été présenté au Parlement.

Stefano Padovani, associé du cabinet d’avocats milanais NCTM qui a présenté ce projet de proposition de loi, a ainsi déclaré : « Malheureusement, la proposition n’a jamais été considérée et n’a jamais été soumise au vote du Parlement parce qu’en l’absence de volonté politique le ministère des Finances n’était pas intéressé. »

Le gouvernement de Paolo Gentilonia a sans aucun doute raté l’opportunité de donner une bouffée d’oxygène au financement de son économie, lui permettant de rejoindre les rangs des émetteurs européens ayant réussi à attirer l’attention des investisseurs moyen-orientaux.

Les autres pays européens intéressés par ce financement alternatif

Pour mémoire, le Royaume-Uni, en 2014, a pu lever 200 millions de livres, suivi du Luxembourg avec une émission souveraine de 200 millions d’euros, lesquels ayant été sursouscrits au moins 10 fois. Une décennie plus tôt, le gouvernement allemand de l’État de Saxe-Anhalt a levé 100 millions d’euros sur les marchés de capitaux islamiques, en étant le premier état d’Europe à émettre un sukuk souverain.

L’espoir d’assister à une émission italienne de sukuk souverain a-t-il disparu ? Dur à dire. L’actuel ministre des Finances semble avoir peu d’intérêt pour cette forme de financement alternatif bien que la Commission des finances de la Chambre des représentants ait formulé une proposition de loi sur le traitement fiscal des contrats financiers islamiques à l’instar des instructions fiscales relatives aux instruments financiers islamiques adoptées par la France en 2009 et 2010.

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Branding and merchandising strategy for Takaful institutions in Europe

Takaful institutions Branding

The use of branding is to increase the reputation of Takaful institutions and to give it a positive image. Being well known is essential to the construction of the image of Takaful institutions but it is not suffi cient to develop a positive brand image. The communication will therefore have to propagate and make known the values of the Takaful institutions.

The more clearly and strong the positioning of the Takaful institutions, the bett er the communication will be perceived. A special focus has to be done on Shariah compliance. Compliance gives rise to trust in human interaction and ultimately can meet demand. The products’ names chosen have to mean that the products off ered are respectful of Islamic values.

Takaful Branches Merchandising

Merchandising is the marketing of the point of purchase and it will have to be developed in all the distribution network through point of purchase advertising. The purpose of these tools is to capture att ention and convince quickly. Studies have shown that memorization was superior when several senses were simultaneously solicited.

The major challenge of the merchandising of the Takaful points of purchase is to make sales by creating an eff ective communication area that has four purposes: to interest the prospect, sensitize visitors, exploit the traffi c of the branches and prepare the purchase meeting. The space must be optimized to prioritize the sales objective as well as the
comfort of the customer.

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Communication strategy for Takaful institutions in Europe

The establishment of a communication strategy involves various stakeholders: marketing, consulting agency and the executive management. To ensure the effectiveness of the communication strategy it is essential to:

  • Communicate on social networks by being transparent and sincere;
  • Integrate all media in the campaigns.

Communication should provide information and advice to clients, convince them of the benefits of the offer and give them the desire to subscribe, it will play a major role in the development of the institution’s marketing mix by integrating the whole variables as part of an overall strategy.

The objectives of the media plan

  • Use major media such as television, radio, national newspapers, posters and sponsorship;
  • Target households;
  • Deploy pedagogical efforts towards individuals in order to explain how Takaful works;
  • Develop digital communication;

A Takaful institution in Europe will have to focus on a strategy of differentiation. Today, the axes on which insurance companies are positioned are generally identical: proximity, solidity and service, they try to be different, credible and attractive.

Best practices

  • Adopt clear communication;
  • Determine the target;
  • Think « customer »;
  • Working the top of mind.

Selection of the appropriate message to be transmitted

It is necessary to avoid certain misunderstandings while having a positive impact on the perception of clients towards the Takaful institution and its products taking into account their economic and social situation and their way of life.

Communication channels

The means of communication must not concentrate solely on advertising. It is essential to turn to original channels via new information technologies and not hesitate to organize events such as conferences and use sponsorship. Intermediaries also play a central role in communication because they represent the interface between the Takaful institutions and their customers. It is necessary to develop both mass communication and proximity communication.

The effectiveness of the external field depends on the implementation of an internal communication shared by all components of the Takaful institutions. The involvement of marketing in the sphere of communication regarding commercial communication, that is to say the campaigns to promote products and generate customer contacts. These campaigns will use all or part of existing media: public relations, sponsorship and patronage, media:  TV, billboards, press, radio, non-media campaigns: direct marketing, e-mailing, SMS, promotional tools, editing advertising brochures, pamphlets, brochures, documentation, sales assistance tool and internet.

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Marketing strategy for Takaful Institutions in Europe

The marketing approach has to be based on a triple vision: cultural, organizational and strategic.

Marketing must reflect the institution’s atmosphere; it must have the purpose of maintaining coherence of actions and ensure veracity of speech.

As in all key areas of the institutions, the commitment of leaders is essential. Marketing can be defined as the effort to adapt organizations to competitive markets, in order to influence the behavior of the public on which they depend, by an offer whose perceived value is higher than competitors.

Marketing is therefore a customer-oriented mindset but also profitability. It is the set of techniques that enable the meeting of products and services intended to satisfy the expectations and needs of consumers.

Today, the power of customers is growing, thanks to the development of blogs, forums and social networks. It is possible to inquire before a purchase, to testify as a result of good or bad experiences, to propose improvements products, etc. The institutions must learn to take this into account in a transparent and respectful manner.

The roles of marketing in Takaful are multiple:

  • At the institution’s highest strategic level;
  • At all levels of the institution as market scout;
  • At the operational level as sales accelerator;
  • On the Internet for the animation of networks.

Key success factors of Takaful on the European market

  • Take into account technical and management constraints without cannibalizing marketing;
  • Integrate the network dimension into product design and marketing actions;
  • Addressing brand communication and communication in synergy;
  • Integrate the Internet and ICT dimension into all strata of the institution;
  • Ensure a good coherence between the marketing actions, the environment of the institution;
  • Ensure a good mix and consistency over time of marketing actions
  • ricing policy determination regarding existing offers on the market

Pricing policy determination regarding existing offers on the market

In insurance the price is a part of the product offer, the price must always be competitive and its determination is carried out according to a two-fold approach:

  • Objective, determined by actuaries and lawyers on the basis of technical characteristics: technical components, performance and associated services;
  • Subjective determined by consumer perception: product concept, positioning and brand.

The price factor is decisive in order to capture the shares of this concentrated market. Demand is elastic and low switching costs allow consumers to easily change insurance. The offer may also try to play on other parameters such as service, quality and highlight its religious compliance through awareness campaigns.

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KT Bank, première banque islamique d’Europe continentale, poursuit sa croissance

La première banque islamique d’Europe continentale est allemande et elle s’appelle KT Bank AG. Domiciliée à Francfort, elle poursuit sa croissance.

La filiale de la banque turque Turkish Kuveyt Türk Participation Bank dont les actionnaires incluent Kuwait Finance House, l’une des plus importantes banques islamiques du monde, dispose d’une assise financière solide. Kuveyt Türk est présente en Allemagne depuis 2004. En 2010, KT Bank AG a obtenu de l’Autorité fédérale de surveillance des finances (BaFin), une licence de courtage. En mars 2015, après avoir présenté une demande d’agrément en 2012, la BaFin lui a accordé une licence bancaire complète pour la fourniture d’activités de dépôts et de crédits.

Une phase d’établissement terminée

KT Bank AG, première banque islamique d’Allemagne et de la zone euro, dispose de succursales à Francfort, Berlin, Cologne et Mannheim. La banque, qui vient d’achever sa phase de décollage et d’établissement sur le marché allemand, a considérablement amélioré ses résultats d’exploitation.

Avec un portefeuille diversifié, composé de produits et services financiers innovants offerts aux particuliers et aux entreprises, les actifs de la banque ont doublé entre fin de 2015 et fin 2016. L’offre de KT Bank AG comprend également des produits et services bancaires islamiques pour les clients institutionnels.

Des perspectives de croissance de 80 % des actifs en 2017

Ufuk Uyan, président du conseil de surveillance de KT Bank AG mais aussi directeur général et membre du Conseil d’administration de la banque mère Kuveyt Türk Participation Bank à Istanbul, a annoncé des perspectives exceptionnelles : « En 2017, KT Bank AG prévoit une augmentation de 80 % de ses actifs. Nous disposons d’une base solide, la maison mère Kuveyt Türk est la plus grande banque islamique de Turquie et nous sommes soutenus par Kuwait Finance House, l’une des principales institutions financières islamiques du monde. Pourtant, nous n’aurions pas pu déployer ces efforts sans l’aide des autorités de régulation allemandes qui ont été très coopératives lors de la mise en œuvre de ce nouveau modèle d’entreprise ».

« Les principaux acteurs politiques et économiques de la zone euro ont compris que les banques islamiques peuvent contribuer à un marché financier stable et éthique dans les économies occidentales », a-t-il ajouté.

Le président actuel Kemal Ozan, banquier islamique de la première heure, qui a piloté le projet de fondation de la KT Bank AG passera le relai fin avril à Ahmet Kudsi Arslan. Ce dernier, qui a évolué pendant deux décennies au sein de la maison mère Kuveyt Türk Participation Bank, a récemment déclaré : « KT Bank AG est aujourd’hui dans un contexte très favorable, avec ses 70 employés, ses quatre agences et un afflux régulier de nouveaux clients, la banque va poursuivre son développement. Nous continuerons de croître grâce au soutien apporté par nos clients à la recherche d’éthique et d’investissements socialement responsable et à celui de notre société mère. »

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Corporate governance for Takaful institutions

Corporate governance

Corporate governance is a qualitative and voluntary approach that aims to satisfy the interests of all stakeholders by introducing the utmost rigor and transparency in the administration and management of Takaful institutions. As a result of this vision, Takaful institutions have to cover themselves at low cost against many operational risks and ensure that they have many competitive advantages that will grant them:

  • Better readability;
  • Better operational and strategic results;
  • Improved attractiveness;
  • Improved reliability.

Governance standards should improve compliance with the principles of fairness, accountability, responsibility and transparency.

  • Accountability: Each stakeholder is accountable to another for which it is responsible.
  • Fairness: The rights and duties of the stakeholders, as well as the privileges and obligations attached thereto, should be distributed equitably.
  • Responsibility: The responsibilities of one and the other have precise, unrequited objects.
  • Transparency: Rights and duties, as well as the prerogatives and responsibilities deriving from them, are clear and explicit for all.

General governance

Takaful institutions have organizational and operational structures designed to support their strategic objectives and activities. These structures must be adaptable to changes in strategic objectives, activities or the environment in which Takaful institutions operate, within appropriate time frames

Takaful institutions ensure that tasks and responsibilities are allocated, separated and coordinated in accordance with Takaful institutions’ policies, and reflected in job descriptions and responsibilities. Takaful institutions ensure that all important tasks are covered while avoiding unnecessary duplication. Effective cooperation amongst staff members is encouraged.

Competence

Takaful institutions guarantee that the managers are competent. It should take into account their respective individual obligations to ensure adequate diversity of qualifications, knowledge and relevant experience so that Takaful institutions are professionally managed and supervised.

Shareholders

Shareholders have rights as defined by law and any contractual documents. The rights of the shareholders are reflected in the prerogatives they exercise in the framework of their General Meeting. Through the standards of governance, each shareholder must be able to assert his rights in a fair, transparent and reliable manner.

Board of directors

Governance is implemented through the Board of Directors and the Committees linked to the Board of Directors, like Risk Management Committee or Compliance Committee. The Board of Directors is composed of directors appointed by the General Meeting. The duties to be performed by the Board of Directors are defined in the Takaful institutions articles and may be supplemented or clarified by resolutions of the General Meeting. The Board of Directors is required to ensure that Takaful institutions have adequate risk management, financial and operational control and compliance with applicable laws and standards. The Board of Directors is responsible for the proper execution of its tasks. It shall endeavor to make an objective and independent judgment on the conduct of the affairs of Takaful institutions and act diligently in the best interests of Takaful institutions and their shareholders. When its decisions are likely to affect the different categories of shareholders in a variable manner, the Board of Directors must take into account the interests involved and ensure that they are treated fairly. Its decisions and trade-offs must be based on transparent fairness and ethical standards.

Sharia Board

Sharia Supervisory Board, which must be composed of at least three members, is responsible for advising, reviewing and supervising Takaful institutions’ activities with a view to ensuring their conformity with Sharia. Its opinions are binding on the Takaful institutions. IFSB Norm 10 provides that the Sharia governance system adopted by Takaful institutions must be commensurate with its size, complexity and the nature of its business.

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La finance islamique et le takaful pour contribuer au développement de l’Algérie

Une situation économique inédite

Aujourd’hui, la situation économique de l’Algérie est inédite avec des réserves de change qui bien qu’elles soient largement excédentaires ont tendance à s’amenuiser en raison de la baisse des cours du pétrole et des déficits budgétaires. Pour parer à cela, le pays a lancé de grands projets afin de devenir de moins dépendant des hydrocarbures. A cela s’ajoute également une nécessaire revue à la baisse des dépenses publiques. Nous avons assisté à un nécessaire rééquilibrage des finances publiques permettant une économie plus dynamique et variée du pays concourant donc à une croissance plus forte. En 2017-2018, tablant sur un redressement des cours pétroliers et un investissement public fort, la Banque Mondiale estime que la croissance sera soutenue. Concernant le commerce extérieur et au vu de la baisse des recettes d’hydrocarbures, le déficit selon le FMI a triplé. Toutefois, la dette extérieure reste faible puisque l’Algérie a largement comblé ce déficit du temps où le prix du pétrole était à son plus haut. Le déficit commercial de l’Algérie a atteint 15,8 milliards de dollars sur les dix premiers mois de 2016, contre un déficit de 13,7 à la même période de 2015, soit une hausse du déficit de 14,75%, ont indiqué les Douanes algériennes. Par ce déficit du commerce extérieur et en dépit des efforts entrepris sur la politique de change, l’inflation a progressé de 4,8% selon le FMI et en moyenne de 4% sur 2001-2014. Cela s’explique également par une dépréciation de 20% de la valeur nominale du dinar visant à corriger les déséquilibres extérieurs. Cependant, le FMI table sur une baisse de l’inflation induite par un assainissement budgétaire des activités hors hydrocarbures et indique que le fléchissement des prix pétroliers représente une occasion de procéder à une réorientation structurelle de l’économie, allant de la prédominance du pétrole vers une croissance plus diversifiée.

Développer l’épargne pour financer l’économie

L’épargne est malmenée par l’inflation et la faiblesse du dinar, aujourd’hui le seul moyen de faire fructifier un capital est de placer ses liquidités sur un compte épargne souscrit auprès d’une banque. La diversification dans les placements reste très limitée.Les algériens se trouvent donc confrontés à un dilemme : investir leur argent à la banque et potentiellement en perdre en raison de l’inflation, le consommer ou, si la situation le permet, investir dans l’immobilier ou l’économie informelle. Ce dilemme, auquel les algériens sont confrontés explique l’explosion de la facture des importations et la flambée du marché de l’immobilier malgré les nombreux programmes de construction de logements lancés par le gouvernement. Les algériens estiment la rémunération des dépôts à terme trop faible et l’épargne dans le système bancaire pas assez attrayante. L’argument principal consiste à mettre cette rémunération en relief avec le taux d’inflation actuel, ce qui a pour effet de la rendre en effet bien faible, voire négative.

Dans la perspective du développement du marché financier algérien et étant donné son faible niveau actuel, la mobilisation par les banques et établissements financiers des ressources d’épargne intérieure reste une question primordiale. La faiblesse des levées de fonds de la dernière tentative d’introduction en bourse et celle de l’emprunt national en sont d’ailleurs des exemples illustratifs.

Dans le cadre du plan de modernisation du secteur bancaire algérien, la mise place un environnement favorable au développement de la finance islamique et du Takaful doit permettre de rendre plus efficient le système bancaire algérien et d’offrir une autre alternative au financement.

L’Algérie a été un pays précurseur en matière de finance islamique en étant en 1991 le pays organisateur de la 1ère conférence d’harmonisation de l’AAOIFI . Le recours à la Finance Islamique va permettre à l’Algérie de diversifier et de financer son développement économique. A titre d’exemple, on peut citer les banques Al Baraka et Al Salam Bank dont plus de 25 % de leurs portefeuilles est dédié au financement de l’appareil productif. La finance islamique peut permettre de capter les quelques 3700 milliards de Dinars qui se trouvent hors circuit bancaire. Le sujet de la lutte contre l’économie informelle est sujet qui a été pris très au sérieux par le ministère du Commerce qui a lancé une étude avec l’appui du Programme des Nations- Unies pour le développement (PNUD) en partenariat avec le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD). Le but de cette étude est de déterminer les différentes dimensions de l’économie informelle et son impact sur l’économie nationale dans le but de concevoir une stratégie permettant endiguer ce phénomène. En effet, selon le président de l’association des banques algériennes une partie de la population boude le système bancaire conventionnel car le principe d’usure va à l’encontre des convictions religieuses de la population. La finance islamique a le pouvoir de lever les réticences des algériens vis à vis du système bancaire en général et des banques en particulier.

Les émissions de sukuk souverains peuvent être une solution de financement des projets étatiques grâce à la mobilisation de l’épargne de la population au travers des produits de capitalisation des assurances de personnes qui pourraient être distribués via la bancassurance.

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Takaful and re-Takaful: Marketing strategy for Takaful companies

The marketing approach of a Takaful product in the European region has to be based on a three-pronged vision: cultural, organizational and strategic, as well as reflect the atmosphere of a Takaful company while it must have the purpose of maintaining coherence of actions and ensure veracity of speech.

As in all key areas of a Takaful company, the commitment of leaders is essential. Marketing can be defined as an effort to adapt organizations to competitive markets, in order to influence the public’s behavior on which they depend, by an offer whose perceived value is higher than competitors.

Marketing for Takaful companies is therefore a customer-oriented mindset but it also relates to profitability. It is the set of techniques that enable the meeting of products and services intended to satisfy the consumers’ expectations.

Today, the power of customers is growing, thanks to the development of blogs, forums and social networks. It is possible to enquire before a purchase, to testify as a result of good or bad experiences, to propose improvements products, etc. Takaful companies must learn to take this into account in a transparent and respectful manner. It is by using a tailored marketing mix adapted to the Takaful industry that companies will manage to meet their customers’ needs and ensure commercial success.

The seven Ps of the Takaful marketing mix

  1. Pedagogy: The more knowledge a person has about Takaful, the more Takaful will interest him. Consequently, if the Takaful company wishes to increase the degree of his interest, it is necessary to increase the degree of his knowledge.
  2. Pureness (Shariah compliance): Companies must build trust through honesty, transparency and sincerity and must participate in social and educational activities. Proposed contracts must be validated by Shariah scholars and surpluses must be allocated between companies and participants.
  3. Price: Affordable prices must be sought without seeking to take advantage of the absence or weakness of competition to increase them, at the risk of creating mistrust which would be perceived as a misappropriation of religious values of solidarity and mutual assistance for pecuniary ends.
  4. Product: To ensure successful commercialization, the products offered must meet real needs arising from cultural, religious, social and economic factors.
  5. Professionalism: Takaful companies’ credibility depends on the professionalism of their representatives, who must be competent, honest and focused on meeting customer needs.
  6. Place: One of the main challenges is distribution where it must be optimized so that the tariff can be competitive with the conventional offer. Marketing should be in tune with the spirit of these types of Islamic products which unfortunately are badly perceived to use aggressive sales techniques.
  7. Promotion: Develop viral marketing to demonstrate the solvency and solidity of the Takaful company by communicating both on compliance and on the quality of products and services.

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