Mutual insurance companies to carry out Takaful operations in Europe

In France, the Insurance Code allows mutual insurance companies to practice both General Takaful and Family Takaful while remaining faithful to the principles of mutualism and philanthropy.

Mutual insurance companies fulfill the conditions of the Takaful cooperative model (non-profit, solidarity, variable contributions, recall and contribution rebates) and they are also essentially in keeping with the spirit of Waqf.

This specificity enables the possibility of creating a Takaful fund in the French legal framework of mutual insurance, with a fund established in the form of a Waqf. Thanks to the European passport, the company, once created, is able to offer its covers throughout the European market.

By creating a mutual insurance company and investing its assets in accordance with the rules of Islamic finance, and with a Shariah supervisory board as recommended by AAOIFI and IFSB standards in force, a model with a consensus on its compliance can be obtained, allowing consumers to have greater confidence.

The term ‘sustainable development’ was first mentioned in 1987, as defined by the United Nations World Commission on Environment and Development in the Brundtland Report: « Forms of development that meet the needs of the present without compromising the ability of future generations to meet theirs. » This concept is reminiscent of the Maqasid Shariah that seeks to promote everything that contributes to the preservation of creation.

In this respect, the Takaful company, which will wish to perfect its implementation in Europe, will also have to apply these principles and be at the cutting-edge of corporate social responsibility (CSR). In addition to being certified in accordance with European law and Shariah law, it will also need to ensure that the recommendations of ISO 26000, which specifies the integration of social responsibility, governance and ethical standards, are implemented within organizations.

As an example of Islamic financial institutions that have integrated the principles of CSR into their management, we can mention Saudi asset manager SEDCO Capital which integrated the environmental, social and governance (ESG) criteria into two of its equity funds; and Arabesque Asset Management, which also incorporated the ESG principles that allow its funds to be marketed to socially responsible investors.

 To be at the forefront of CSR, Takaful companies of European law will also have to make investments that are both in accordance with the rules of Islamic finance and those of socially responsible investment, in a way that not only respects the letter of the Islamic law but also embodies the spirit. This will appeal to people who are attracted by Muslim ethical compliance and those who are looking for an alternative model closer to the values of solidarity, sharing and responsibility.

This article was first published in Islamic Finance news Volume 15 Issue 1 dated the 3rd January 2018.

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Golden Belt Sukuk : BNP Paribas perd son procès face à deux fonds spéculatifs new-yorkais

La Haute Cour de justice du Royaume-Uni a estimé, jeudi 8 décembre, que BNP Paribas avait fait preuve de négligence en concluant une transaction sukuk – Golden Belt Sukuk – de 650 millions de dollars (550 millions d’euros) rendue invalide et inapplicable en vertu de la loi saoudienne. Un verdict qui donne à deux fond spéculatifs (hedge funds) new-yorkais le droit de recouvrer les dommages causés, selon Islamic Finance News.

Le papier islamique d’une maturité de cinq ans, émis en 2007 pour Saad Trading Contracting & Financial Services Company, a fait défaut deux ans plus tard lorsque le gouvernement saoudien a gelé les actifs de Saad Group détenu par son fondateur, le milliardaire Maan Al-Sanea, embourbé dans des allégations de fraude. Bien qu’il cherchait à échapper à la justice et à devoir de grosses sommes d’argent à ses créanciers, Maan Al-Sanea a été arrêté en octobre 2017 juste avant que le prince héritier Mohammad Ben Salmane mène une purge anti-corruption à l’échelle du royaume saoudien.

La banque française a été traduite en justice par l’administrateur de Golden Belt Sukuk ainsi que par Fortress Investment Group et Cyrus Partners, des hedge funds américains qui ont acheté les sukuk à des prix fortement réduits entre 2009 et 2011 suite au gel des comptes de Saad Group, lorsque des allégations de fraude et de falsification contre Maan Al-Sanea ont fait surface.

Fortress et Cyrus Partners ne pouvaient pas faire valoir le billet à ordre devant les tribunaux saoudiens, car il n’avait pas été signé d’une manière jugée conforme à la loi saoudienne : le document ne portait pas une signature manuscrite de Maan Al-Sanea, qui donnait également sa garantie personnelle au Golden Belt Sukuk, un contrat sursouscrit par des investisseurs en Europe, au Moyen-Orient et en Asie.

Les plaignants ont fait valoir que BNP Paribas avait « laissé tomber » l’exécution du billet à ordre, faute de s’assurer qu’il était dûment signée au nom de Saad Group, surtout à la lumière des accusations de blanchiment d’argent portées contre son fondateur. La justice a convenu et a décidé que la banque avait manqué à l’une de ses obligations contractuelles.

Un nouveau procès en vue pour évaluer le préjudice subi

« Les porteurs de titres ont le droit de recouvrer au titre de préjudice la différence entre le recouvrement, le cas échéant, qu’ils auraient effectué si le billet à ordre avait été valide et le recouvrement, le cas échéant, auquel ils seraient parvenus en fait », a souligné le juge Stephen Males.
L’évaluation du préjudice subi par les porteurs sera traitée lors d’un nouveau procès. Cette décision favorable pourrait soulager les acteurs du marché qui surveillent de près les suites légales des cas de défaut de sukuk, qui ont ébranlé la confiance des investisseurs dans les instruments islamiques, notamment après que le cas du producteur d’énergie de Sharjah Dana Gas ait conduit à l’invalidation d’un sukuk de 700 millions de dollars sur la base de sa non-conformité islamique.

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Quel bilan et quelles perspectives pour l’assurance Takaful en Europe ?

Dans plusieurs pays d’Europe, l’assurance Takaful, un segment de la finance islamique qui répond à un certain nombre de critères éthiques, suscite un intérêt croissant. Les perspectives s’annoncent prometteuses pour 2018, avec une offre de produits qui s’élargit pour s’adresser à une clientèle non seulement musulmane mais aussi non-musulmane.

La finance islamique est un compartiment de la finance éthique. Elle recouvre l’ensemble des transactions et produits financiers conformes à l’éthique musulmane, qui repose sur cinq piliers : interdiction de l’intérêt, réalisation d’investissements aléatoires et incertains, spéculation hasardeuse, obligation de partager les pertes et profits et investissement exclusif dans l’économie réelle et tangible. A ces règles, s’ajoute l’exclusion de certains secteurs d’investissement nocifs à la vie humaine tels que par exemple le tabac, l’alcool, la pornographie et les jeux d’argent. L’assurance Takaful est l’équivalent islamique de l’assurance conventionnelle, offrant à la fois des produits d’assurance-vie (appelés « famille ») et d’assurance dommages.

Un contexte démographique et culturel favorable

En Europe, les musulmans représentent plus de 16 millions d’habitants avec un taux d’équipement bancaire et assurantiel à être parmi les plus élevés du monde. Ils sont donc dans le monde parmi ceux qui disposent du plus grand nombre de services bancaires et de couvertures d’assurances en comparaison aux musulmans d’autres pays où les services bancaires et assurantiels sont nettement moins développés. Ce taux de pénétration de l’assurance élevé peut contribuer à l’essor de l’assurance Takaful en Europe. En outre, il existe de nombreuses formes de sociétés d’assurance prévues par les juridictions européennes qui permettent de pratiquer l’assurance Takaful en restant fidèle aux principes mutualistes et philanthropiques.

Les négociations officielles sur le Brexit entre Londres et l’Union européenne ont débuté le 19 juin 2017 à Bruxelles. Comme prévu par les traités, les négociations doivent être achevées en mars 2019. Les conséquences politiques du Brexit pour l’Union européenne tout comme les conséquences économiques pour le Royaume-Uni sont imprévisibles. A ce jour, la sortie de l’Union européenne n’a pas encore eu lieu et malgré la chute de la livre sterling dans les mois qui ont suivi le référendum de juin 2016, il est encore difficile de mesurer les effets du Brexit sur l’économie britannique, et une grande incertitude demeure. Malgré cela, et en ce qui concerne l’assurance Takaful, la place de Londres n’est pas en reste, bien au contraire.

La place de Londres s’est dotée d’une institution de lobbying

Récemment, l’assureur américain AIG, en collaboration avec le courtier londonien Cobalt Underwriting, a présenté sa première police d’assurance Takaful pour la zone MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Cette couverture protège les investisseurs réalisant des fusions et acquisitions dans cette zone et les couvre contre tout risque de dépréciation d’actifs lié à leur mauvaise évaluation. La place de Londres s’est également dotée d’une institution de lobbying : l’association d’assurance islamique de Londres (IIAL) dont l’objectif principal est la promotion du marché londonien de l’assurance Takaful. L’IIAL a été créée pour disposer d’un organe représentatif pour soutenir le travail des acteurs du marché de l’assurance et de la réassurance Takaful au Royaume-Uni.

D’autre part, le développement de la place doit se poursuivre avec une nouvelle capacité Retakaful offerte par Lloyd’s Dubaï. La création de cette plateforme offre potentiellement une capacité Retakaful pour les risques commerciaux et permet à Londres d’augmenter son aura au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est.

En Europe continentale, des offre commencent à se structurer en Allemagne, en Espagne et en France, répondant aux besoins et à la demande des différentes populations musulmanes de ces pays.

Dès 2004, l’Allemagne a été le premier pays occidental à avoir recours aux marchés financiers islamiques. Disposant de la plus grande économie d’Europe et comptant une population musulmane importante, l’Allemagne possède de nombreux atouts pour assurer la croissance de son secteur financier islamique. En 2017, la première banque islamique d’Europe continentale KT Bank a ouvert une nouvelle succursale à Cologne, et INAIA Finance a lancé une nouvelle solution Takaful famille en partenariat avec l’assureur FWU.

En Espagne, Mussap a signé un accord avec Coophalal, principale coopérative espagnole de services financiers islamiques. Grâce à cet accord, l’entité offre différents produits Takaful assurés par Mussap et Previsora.

En France, la distribution passe par un réseau de courtiers

En France, en raison d’une population nombreuse et disposant d’un pouvoir d’achat important, le marché de la finance islamique et de l’assurance Takaful est une niche à fort potentiel de croissance : afin de trouver des relais de croissance et de conquérir de nouvelles parts de marché, les opérateurs sont intéressés pour développer ces nouveaux segments mais en raison des risques d’islamophobie craignent un risque pour leur image. C’est une des raisons pour laquelle le modèle de distribution français de l’assurance Takaful repose sur des réseaux de courtiers permettant le transfert du risque de réputation des porteurs de risques vers les distributeurs.

En 2017, les réseaux de courtiers ont poursuivi leur croissance avec l’ouverture de nouvelles agences pour Noorassur et l’émergence de nouveaux courtiers indépendants tels que Coveris Assurance, Dine Assur, Ethical Capital, MKSS, NCC, Courtifi et Keen Finance. Rappelons que d’après Les Echos Etudes, le chiffre d’affaires potentiel de l’assurance Takaful en France est estimé à 3,5 milliards d’euros, soit 1,70% du marché de l’assurance.

Un développement qui doit se poursuivre en 2018

Avec de fortes demandes intérieures, un pouvoir d’achat important et des taux de pénétration élevés, le marché européen de l’assurance Takaful va continuer à se consolider. Londres conservera une longueur d’avance tant que les autres places financières européennes – restées au point mort en la matière – ne réagiront pas.

Dès avril 2018, en réponse à l’invitation du Centre d’Etudes et de Recherches en Economie et Finances Islamiques (CEIEFI), des chercheurs et des professionnels se réuniront à Barcelone pour la deuxième édition du Forum de Finance Islamique consacré à l’assurance Takaful. Ce forum sera l’occasion pour les opérateurs européens de se rencontrer, d’échanger sur les bonnes pratiques développées sur leurs marchés respectifs, et de renforcer les liens existants.

L’industrie Takaful ne devrait pas avoir trop de difficultés à se développer en Europe, car les forces du marché européen sont certaines avec une cible importante, des compétences pointues avec une expertise de haut niveau et de nombreux acteurs petits et moyens malgré un manque d’investissement et de communication. L’adoption de la digitalisation est un facteur qui doit permettre à l’assurance Takaful de réaliser tout son potentiel. En raison de sa capacité à transformer et à renforcer l’innovation produit, la transparence, le service, la vente croisée, l’engagement et l’expérience client, la digitalisation a la capacité de modifier les modèles existants.

Opter pour une stratégie de différenciation

La stratégie de satisfaction des besoins des clients nécessite une adaptation à leurs besoins et à l’évolution des leurs attentes. Une stratégie défensive consisterait à copier les produits disponibles offerts par les acteurs conventionnels du marché. Stratégiquement, il est primordial d’utiliser une approche permettant l’adaptation, l’amélioration et la création de nouveaux produits qui répondent aux besoins et aux valeurs socioculturelles des individus. Il est donc essentiel d’opter pour une stratégie de différenciation, basée sur la conformité mais aussi sur l’incarnation des valeurs alternatives proposées. Par conséquent, l’assurance Takaful doit également être disponible pour les non-musulmans. Il y a plus de non-musulmans que de musulmans en Europe et beaucoup d’entre eux pourraient apprécier la nature éthique, transparente et équitable de cette nouvelle forme d’assurance.

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European Takaful emergence

Muslims now number 16 million in the EU, with one of the highest rates of banking and insurance penetration in the world. Muslims in Europe are among those with the most bank accounts and insurance coverage. This high penetration rate can benefit the Takaful boom in this zone. In addition, there are many forms of insurance companies provided by European jurisdictions to practice both General and Family Takaful while remaining faithful to the principles of mutualism and philanthropy.

The official Brexit negotiations between London and the EU started on the 19th June 2017 in Brussels. The negotiations should be completed in two years, on the 29th March 2019, as provided by the treaties. The political consequences of Brexit for the EU are difficult to predict and the economic consequences for the UK are also unpredictable as the experts are unable to speak with one voice. The exit of the EU has not taken place yet and the UK economy has not suffered damage despite the fall of the pound sterling in the months following the referendum in June 2016.

Nonetheless, the London market of Islamic Takaful insurance has not been left out and in Europe, countries like Germany, Spain, and France are beginning to structure their offers in order to meet the demand of their Muslim populations.

Review of 2017

Recently, US insurer AIG, in collaboration with London broker Cobalt Underwriting, presented the first Takaful insurance policy for the MENA zone. This policy protects investors making mergers and acquisitions in this area from any risk of asset depreciation related to mispricing.

The London office also has a lobbying institution: the Islamic Insurance Association of London (IIAL) whose main objective is to promote the London Takaful insurance market. The IIAL has been formed to create a truly representative body to support the work of those in the UK reinsurance markets who are transacting Islamic finance.

Development must continue with a new re-Takaful capacity offered by Lloyd’s Dubai. The creation of this platform potentially offers a re-Takaful capacity for business risks and allows London to increase its footprint in the Middle East and Southeast Asia.

Germany was the first western country to tap the Islamic capital markets in 2004. With the largest economy in Europe and a large Muslim population, Germany has everything to see its Islamic financial sector grow. In 2017, the first Islamic bank in continental Europe, KT Bank, opened a new branch in Cologne and INAIA Finance launched a new Family Takaful product brought by FWU.

In Spain, Mussap signed an agreement with CoopHalal, Spain’s leading Islamic financial services cooperative. Through this agreement, the entity will offer different Takaful products from Mussap and Previsora.

In Europe, the market for Islamic finance and insurance remains a niche: conventional operators fear a risk for their image.

In France, this is the main reason why the Takaful distribution model is based on brokers’ networks allowing the transfer of reputational risk from risk-bearers to distributors. In 2017, brokers’ networks continued to grow with the opening of new branches for Noorassur and the emergence of new brokers such as Coveris Assurance, Dine Assur, Ethical Capital, MKSS, NCC, Courtifi and Keen Finance.

Preview of 2018

With strong domestic demand, substantial purchasing power, and a high penetration rate, the European Takaful market will continue to consolidate and London has a considerable lead over other European financial places which have remained at a standstill in this area.

The key elements that can allow the development of a strong Takaful market in Europe are multiple. First, it is important to demystify in order to convince institutional operators of the considerable growth reserves offered by this segment. Secondly, it is necessary to carry out promotional and information campaigns in the media to stimulate demand.

Finally, supply must help create the market. To achieve this objective, human, financial and information technology resources must be invested in the design and management of new products adapted to the needs of compulsory insurance, and must be able to cope with rapid growth.

Takaful insurance players must improve innovation and broaden the scope of the offers through multi-distribution while offering high-quality service. This is why European players in 2018 will continue to design and offer new solutions.

In France, SAAFI as a wholesale broker should deliver to the market new Takaful offerings including funeral and credit insurance. According to Les Echos Etudes, the potential turnover of Takaful in France is estimated at EUR3.5 billion (US$4.13 billion) or 1.7% of the market.

Conclusion

The Takaful industry should not have too much difficulty in developing itself in Europe, because the European market is more welcoming in terms of the adoption of tax instructions and the development of the Halal market, and also has high level expertise with advanced skills and many small and medium
players despite a lack of investment and communication.

The adoption of digitalization is a factor that should allow Takaful to realize its full potential in Europe. Digitalization has the ability to disrupt existing business models, because of its ability to transform and reinforce product innovation, transparency, services, cross-selling, engagement and customer experience.

A strategy to meet the needs requires adapting to the needs and evolution of the expectations of customers. A defensive strategy would be to copy the products of other conventional players in
the market.

Strategically, it is mandatory to use an approach that adapts, improves and creates new products that meet the needs and sociocultural values of individuals. It is, therefore, necessary to establish a differentiation strategy based on compliance and on the embodiment of the alternative values offered.

Takaful must also be available to non-Muslims. There are more non-Muslims than Muslims in Europe and many of them would appreciate the ethical, transparent and equitable nature of Takaful.

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Searching for the optimal Takaful model in Europe

The young Islamic finance industry, which began in the early 1960s, continues to grow, although it takes time for the population to learn and be aware of it. Nobody anticipated the extraordinary growth, more than 350% in 10 years, with assets that have jumped, according to Thomson Reuters, from US$462 billion in 2006 to more than US$2 trillion in 2016.

The fact that ‘only’ 40 million Muslims, out of the 1.8 billion in the world in 2012, are today customers suggests an exponential growth reserve that should bring, according to Thomson Reuters, the assets of this industry to US$3.54 trillion in 2021.

The growth of the Takaful industry is now considered to be a key factor in the development of Islamic finance, particularly through its capital-raising power, like conventional insurance. Islamic banks are investing in three sectors when they explore new business opportunities: Takaful insurance, investment funds, and Sukuk. Takaful companies are likely to grow alongside Islamic banks. As is the case in conventional systems, Islamic banks can start promoting their own Takaful products or their own Takaful businesses through bancaTakaful distribution.

The Takaful industry faces its own set of institutional, legal and regulatory issues with a central dilemma: some legal systems in many countries do not accept a mutual or cooperative form without social capital and when such a mutual entity can be created, it may be difficult to obtain sufficient capital to meet regulatory requirements.

In Europe, there are many forms of insurance companies provided by the European jurisdictions that allow the practicing of Takaful insurance while remaining faithful to the principles of mutualism and philanthropy. Moreover, Muslims represent more than 16 million inhabitants in Europe with an insurance penetration rate that is among the highest in the world. They are therefore among those globally who have the largest insurance coverage compared to Muslims in other countries where insurance is significantly less developed. This high insurance penetration rate can contribute to the rise of Takaful in Europe.

When we look at the potentialities of Takaful and the European market, it may be wise to develop a consensus-based Takaful model that aligns the interests of all stakeholders in line with the standards advocated by AAOIFI, the IFSB, and the European insurance law.

In Europe, the market for Islamic finance and insurance remains a niche: conventional operators fear a risk for their image. To date, there are no General Takaful solutions in Europe, which represents a considerable shortfall in an area where there is a large number of mandatory non-life insurance policies, and where the insurance needs of the population are numerous. Europe, thanks to its insurance law, is able to offer the long-awaited model by the global Takaful industry.

This article was first published in Islamic Finance news Volume 14 Issue 47 dated the 22nd November 2017.

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Interview with Prof Dr Mohd Ma’sum Billah

PROF DR MOHD MA’SUM BILLAH is a professor of insurance and finance at the Islamic Economics Institute of King Abdul Aziz University in Saudi Arabia who has been serving both academic as well as corporate industries for more than 20 years with management, teaching, research, provision of solutions and the sharing of strategic and technical thoughts toward the advancement of Takaful in particular and Islamic finance in general besides Halal standards. In addition, he was also affiliated with corporate, academic and financial industries besides NGOs in his capacity as a member of the board, advisor and strategic decision-maker, among others, with strategic solutions.

As a renowned scholar who has inspired many researchers, academics, industrialists, and professionals, can you tell us more about your experience in the field of Islamic economics and finance and especially in Takaful?

The experiences that I had been having for the past 25 years in the fi eld of Islamic economics, finance and Takaful in my humble capacity as a teacher, researcher, motivator, presenter, viewer, advisor, assessor, trainer and publisher in diff erent jurisdictions among both Muslims and non-Muslims had indeed been promising with encouraging factors. Nevertheless, numerous shortcomings had been encountered in the progress of the total system due to misconception, foreign influence, the lack of Shariah knowledge and Shariah-compliant applied mechanisms and insufficient specialized and quality research on required issues.

Takaful is perceived as products and services targeted to Muslims only; we know that Takaful institutions cater to all religions, or to every customer. How do you think we should market the Takaful products and services to both Muslims and non-Muslims in Europe?

Takaful is a commercial entity aiming at risk management within the Shariah principles and the divine ethics with its universal character to serve all (as to one’s life or property) regardless of one’s religion, gender, color or even status. It is thus a misconception to advocate that Takaful is meant for Muslims only. Therefore, Takaful products and services should be designed for and promoted among both Muslims and non-Muslims so that everyone is encouraged to participate in and benefit from the holistic model of Takaful. In Europe or any non-Muslim jurisdiction, the idea of Takaful should not be a subject of confusion as to whether it is a religious entity for the interest of Muslims only while discouraging non-Muslims to participate in or otherwise. Hence, an effective public awareness about the truth of Takaful should be made by establishing the fact that Takaful is a Shariah alternative insurance model which offers products and services for all regardless of one’s religious background.

What inspires you?

In a conventional insurance practice, the relationship between the insurer and the policyholder is purely a commercial one with buying and selling, liabilities and rights and based on a non-transparent culture. Takaful is, on the other hand, a Shariah alternative insurance model enshrined with divine ethical principles of mutual cooperation and solidarity within the holistic spirit of brotherhood. Thus, the inspiring factors of Takaful include, among others: it is formalized based on a mutuality with a shared responsibility against risks and catastrophes, the whole transaction is transparent, a Shariah compliant investment return is available for participants and there is no risk of misappropriation or gaining opportunity at the expense of others. It promotes a universal character in caring for all humanity besides creating a platform for participants to be charitable through contributing to the risk management pool, which cares for all fellow participants in the event of unexpected catastrophes.

How do you see the worldwide development of the Takaful industry?

Even though the growth of Takaful worldwide is slower compared to other components of Islamic finance, yet its annual growth rate has been increasing gradually at 39% while its fund size (contributions) is about US$20 billion. In total, there are 82 companies with five of them operating as windows. Takaful has a bright prospect worldwide with greater appreciation from both Muslims and non-Muslims. Thus, to achieve a better goal, the products and services should be more dynamic with less rigidity but friendlier within the standard Shariah principles. Customer services, marketing, claims, and benefits should be competitive, complementary and attractive with professional treatment.

What are the main challenges this industry faces?

Among the challenges faced by the Takaful and re-Takaful industries globally are:

• A lack of trained professionals with the required Shariah knowledge, whether in regulation, decisionmaking, supervision, management, operation, marketing or technical knowledge.
• Poor Takaful technology to compete in the contemporary global market.
• Confusion over multiple models.
• Traditional misconception particularly about Family Takaful products.
• Insufficient regulatory frameworks, guidelines, policies, and standards.
• The dispute among the Ulamas as to the validity of certain products and services.
• Limited products and services, thus failing to meet the demands of the market.
• A lack of reviews on products, services, corporate governance or regulators.
• A lack of public awareness.
• A lack of cooperation among Takaful operators due to undesirable competition.

What are the areas for improvement and what would be the means to achieve these objectives?

The following are among the components to be improved to allow the Takaful industry to be a successful alternative provider in the global environment in both Muslim and non-Muslim jurisdictions:

• To review, redesign and rediscover the products and services of Takaful and re-Takaful by considering the market niche and needs with a competitive model.
• Regulatory and supervisory standards should be upgraded to meet the global socioeconomic and advanced technological requirements but with total Shariah compliance.
• Standard professional development with Shariah and Takaful-related knowledge for regulators, decisionmakers, managers, operators, technical groups, marketers, support groups and facilitators should be seriously considered.
• Standard professionalism in decisionmaking, operation and customer services should be cultivated.
• Corporate competition among Takaful operators may be tolerable in order to create a better market with greater prospects, but undesirable competition with jealousy among operators resulting in harm to each other should not be an acceptable culture in the Shariah-compliant financial industries.

This article was first published in Islamic Finance news Volume 14 Issue 45 dated the 8th November 2017.

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KT Bank, première banque islamique d’Europe continentale, s’installe à Cologne

KT Bank AG, première et unique banque islamique d’Allemagne et de la zone euro, vient d’ouvrir sa quatrième agence à Cologne après Francfort, Berlin et Mannheim.

L’agence est stratégiquement placée dans le complexe de la mosquée centrale de l’Union des affaires culturelles turco-islamiques (DITIB), et marque une nouvelle étape dans le développement des affaires de la banque. L’ouverture de l’agence a coïncidé avec la « Journée portes ouvertes des mosquées », qui a vu la participation d’un millier de lieux de culte musulmans à travers l’Allemagne mardi 3 octobre. C’est aussi ce même jour qu’a été inaugurée la galerie commerciale de la mosquée centrale à Cologne, inauguration ayant été présidée par le maire de la ville, Henriette Reker.

La galerie commerciale du complexe est un lieu de rencontre pour les visiteurs de la mosquée et les habitants de Cologne. Des boutiques de vêtements, des restaurants halal en passant par les produits bancaires islamiques de la KT Bank, on y trouve toutes sortes de biens et de produits conformes à l’éthique de l’islam.

La Rhénanie du Nord-Westphalie, une région à fort potentiel

« Le potentiel de la banque islamique en Rhénanie du Nord-Westphalie est important, compte tenu de la forte concentration de la communauté turco-musulmane dans ce Land », a déclaré le président du conseil d’administration de KT Bank, Ahmet Kudsi Arslan.

Avec un 1,5 million de musulmans, la Rhénanie du Nord-Westphalie dispose en effet de la plus forte communauté musulmane d’Allemagne. Les quelques 950 000 personnes d’origine turque constituent le groupe d’immigrés le plus important du Land le plus peuplé et le plus riche d’Allemagne. De plus, la majeure partie des associations d’entrepreneurs turcs et germano-turcs, des sociétés gérées par des musulmans et des organisations caritatives se trouvent à Cologne.

L’affluence des visiteurs à la « Journée portes ouvertes des mosquées » a été importante, avec plus de 6 000 invités de toutes confessions et origines qui ont afflué vers le complexe de la mosquée centrale de Cologne dont une bonne partie a pu se familiariser avec les services offerts par la banque islamique KT.

« Dans l’agence de Cologne, la banque offre des produits et des services bancaires certifiés pour les particuliers, les entreprises et les institutionnels. Nous offrons des comptes courants gratuits sans découvert, des opportunités d’investissement rentables basées sur le principe de la participation aux bénéfices, du financement immobilier, des prêts à tempérament, des prêts d’investissement pour les d’entreprise et voulons être une banque locale éthique ouverte à tous sans distinction », a fait savoir Ahmet Kudsi Arslan.

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Brexit : Sukuk souverain en 2019, la finance islamique comme plan B

En 2014, la Grande-Bretagne avait émis un sukuk d’une maturité de 5 ans de 200 millions de livres sterling sursouscrit plus de 10 fois. Un porte-parole du Trésor a récemment déclaré à l’agence Reuters que le gouvernement britannique envisageait de relancer dès son échéance en 2019 une nouvelle émission souveraine de sukuk d’un montant d’un milliard de livres sterling.

« Le Royaume-Uni est le principal centre occidental pour la finance islamique et le gouvernement s’est engagé à assurer le succès de ce secteur« , a déclaré le porte-parole du Trésor.

Le Brexit accélérateur de la finance islamique

En rendant plus difficile son accès au marché de l’Union, le Brexit menace la domination de Londres sur les autres centres financiers européens. Une étude réalisée par Reuters analysant les conséquences du Brexit a révélée qu’au cours des prochaines années environ 10 000 emplois pourraient être relocalisés à l’étranger, ce qui va indéniablement profiter aux places de Francfort et Paris.

Le développement de la finance islamique apparaît alors pour la City comme un moyen de contrecarrer cet effet en renforçant ses liens avec les deux principaux centres financiers islamiques mondiaux que sont les régions de l’Asie du Sud-Est et du Golfe. Dans ce contexte, le Brexit va donc avoir pour conséquence d’accélérer le développement du secteur financier islamique de la place londonienne, le Royaume-Uni étant désireux de créer des liens économiques avec des pays non membres de l’UE.

Rappelons que la place de Londres est un important centre de cotation de valeurs mobilières islamiques avec 65 sukuk côtés pour une valeur de 48 milliards de dollars. Par ailleurs, dans le cadre de sa stratégie visant à élargir la liquidité du marché, la Banque d’Angleterre a déclaré en avril dernier qu’elle allait mettre à la disposition des banques islamiques de la place un outil de gestion de la liquidité.

Un marché londonien de l’assurance islamique Takaful pas en reste

Entrainée dans le sillage de la finance islamique, l’assurance Takaful a connu une croissance phénoménale et représentait en 2015 d’après ICD Thomson Reuters un marché de 38 milliards de dollars. Selon les données publiées par Moodys, les contributions brutes Takaful ont augmenté à un taux de croissance annuel composé de 33% entre 2005 et 2010, ralentissant à 18% entre 2008 et 2013. Fitch Ratings indique que sur de nombreux marchés, le Takaful continue de se développer plus rapidement que l’assurance conventionnelle.

Récemment, l’assureur américain AIG en collaboration avec le courtier londonien Cobalt Underwriting a présenté sa première police d’assurance Takaful destinée à la zone MENA. Cette police protège les investisseurs réalisant des fusions acquisitions dans la zone MENA de tout risque de dépréciation d’actifs liés à leur mauvaise appréciation.

La place londonienne s’est également dotée d’une institution de lobbying : l’Islamic Insurance Association of London (IIAL) dont les objectifs principaux sont de promouvoir des normes pour les produits Charia compatibles et d’assurer la promotion du marché londonien de l’assurance Takaful.

A ce titre, l’association a récemment fait le déplacement au Bahreïn et à Dubaï pour accroître la collaboration avec ces deux places dans l’élaboration de nouvelles couvertures d’assurances Takaful.

Le développement doit se poursuivre avec une nouvelle capacité de Retakaful offerte par le Lloyd’s Dubaï. La création de cette plate-forme offre potentiellement une capacité Retakaful pour les risques commerciaux.

Avec le renforcement de la règlementation et le développement de l’assurance Takaful à l’échelle mondiale, ce marché va continuer sa consolidation et Londres dispose d’une avance considérable sur les autres places européennes restées au point mort en la matière.

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Finance islamique : l’Algérie dans les starting blocks

La finance islamique au secours du déficit algérien

En dépit de l’introduction de la banque Al Baraka d’Algérie au début des années 1990 et en l’absence d’un cadre juridique et règlementaire, la finance islamique est restée relativement peu développée en Algérie, la guerre civile n’ayant également pas facilité son développement. Seules certaines banques privées disposant de capitaux étrangers, telles que les banques Al Baraka d’Algérie, Algeria Gulf Bank, Al Salam Bank Algeria et Trust Bank Algeria proposent actuellement des produits financiers islamiques.

Dans le but de combler son déficit budgétaire causé par la baisse du prix du baril et la faiblesse des exportations, le gouvernement algérien souhaite dans les prochains mois faire évoluer rapidement ce secteur. Dans un premier temps, et d’ici la fin de l’année, une offre financière conforme à la jurisprudence musulmane sera offerte par deux banques publiques (dont les noms n’ont pas encore été dévoilés), puis par quatre autres en 2018. Le gouvernement algérien prévoit également d’avoir recours à plusieurs émissions souveraines de Sukuk entre 2018 et 2022 dont la première devrait avoir lieu l’année prochaine.

Se financer sur les marchés financiers islamiques et capter les ressources des marchés informels

A ce jour, l’Algérie dispose encore de réserves de changes pour un montant de 103 milliards de dollars et des réserves en or estimées par le chef du gouvernement à 6 milliards de dollars. Mais avec un déficit budgétaire de 12,9 % du PIB en 2016 d’après le Fonds Monétaire International, c’est 18 milliards de dollars qu’il faudrait encore aller chercher sur les marchés financiers, ou dans l’économie informelle qui d’après le gouverneur de la Banque d’Algérie représenterait 20 milliards de dollars en circulation.

L’offre financière islamique proposée par les banques publiques doit permettre de mobiliser les ressources se trouvant en dehors du circuit bancaire alors que les émissions souveraines de Sukuk doivent permettre à l’Algérie de financer son déficit sur les marchés financiers islamiques.

L’adoption d’une politique non conventionnelle par la Banque d’Algérie

En parallèle, la Banque d’Algérie souhaite avoir recours aux techniques de financement non conventionnelles (politique de taux bas et assouplissements quantitatifs) mises en place après la crise de 2008 par la Banque Centrale Européenne et la Réserve Fédérale Américaine. L’injection massive de liquidités créées ex-nihilo permettra certes de payer les salaires des fonctionnaires algériens mais aura pour conséquence immédiate de renforcer l’inflation. Avec la dépréciation du dinar algérien, ce palliatif aura pour effet secondaire d’alourdir la facture des importations qui contribuera à la détérioration de la balance commerciale et donc in fine à l’aggravation du déficit, engendrant un cercle vicieux ne permettant pas de s’en extraire.

Le développement de la finance islamique s’annonce donc de bon augure pour les finances publiques algériennes.

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The legal qualification under the Shariah law of Takaful contributions

Scholars unanimously recognize that Tabarru is a noble concept of the Muslim jurisprudence. This practice in the Takaful industry, however, raises a crucial issue as the contributions paid by the participants are not a pure gift, but rather a conditional gift: each participant gives an amount in expectation of receiving a financial benefit in the future.

In addition, the amount of the donation is adjusted according to the nature of the risk to be covered. This is problematic from the Shariah point of view because the amount given as Tabarru is supposed to be voluntary and not obligatory.

The terms Tabarru and Hibah are in principle interchangeable and share a common sense of ‘donation’.

When a person performs an act of Tabarru or Hibah, he does so in a disinterested manner, without seeking anything in return or for his own spiritual fulfillment.

This has the legal consequence that once the donor has made the gift, the property is immediately transferred to the donee in perpetuity.

In a Takaful fund, the participant settles a contribution for which the operator and the participant mutually agree that it will be intended to cover the secured risk.

In the case of realization of the risk, the Takaful fund will pay a compensation to cover the loss, and in case of the nonrealization of the risk, the participant will have the right, depending on the technical result, to receive a share of the surplus.

The contribution paid into a Takaful fund cannot be considered as Tabarru or Hibah, since the participant expects a guarantee in return.

Given that in a Takaful contract, the participant essentially pays a contribution for the purpose of the material benefits, it procures and not in consideration of spiritual benefits, Prof Dr Md Ma’sum Billah believes that the contribution paid by the participant should instead be considered as a Musahamah contribution rather than as a Tabarru donation.

With a Tabarru gift, the property is transferred with a spiritual benefit to the donor while with a Musahamah contribution; the contributor retains the material and legal benefits of its contribution. The Musahamah is, in an insurance contract, a monetary counterparty paid by the participant under the contractual obligation, which obliges him to pay a contribution in exchange for the coverage of the insured risk.

The Musahamah does not necessarily imply the idea of donation; it does not necessarily have to be in favor of others, and can be realized for the benefit of the contributor himself. In a Musahamah, the contributor does not lose his right to
receive his contribution.

Through this legal classification of the contribution as a Musahamah, there is no longer any legal incompatibility with the Shariah that prevents the contributor from benefiting from it. Because of this legal qualification, participants no longer have any restrictions in claiming any form of mutual benefit from the fund to which they have contributed.

This article was first published in Islamic Finance news Volume 14 Issue 39 dated the 20th September 2017.

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